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« Traces » dans les langues et cultures de l’Antiquité. Préambule de Valentin Rietz

Le thème retenu pour cette nouvelle édition du Printemps de l’Ecriture ne manquera pas d’inspirer les classes qui concourront cette année dans la catégorie « Ecriture en Langues et cultures de l’Antiquité ».

Le cours de Langues et cultures de l’Antiquité est en effet un espace qui permet aux élèves de marcher dans les pas des peuples qui ont marqué de leur empreinte le bassin méditerranéen tout au long de l’Antiquité. Or, en latin comme en grec, ce sont les mêmes mots, vestigium et ἴχνος, qui permettent de désigner au sens propre la plante du pied, la trace de pas, et au sens figuré la trace qu’on laisse, la marque durable qu’on imprime sur les hommes et le monde, les vestiges qui nous survivent.

Ces vestiges, ce sont bien sûr les ruines des édifices que l’on peut encore admirer au gré de nos voyages, et qui s’adressent à notre sensibilité en suspendant le temps. Ces monuments érigés au fil de l’Antiquité sont un précieux témoignage de l’histoire des civilisations, de leur développement comme de leur chute. Ils font office de boussole en nous permettant de suivre la trace des hommes dans l’espace et dans le temps, de comprendre leur mode de vie, d’approcher leur pensée et leur sensibilité. En se rendant au Colisée, sur les Rostres du Forum romain, en arpentant le sanctuaire d’Apollon à Delphes ou en faisant face au Parthénon sur l’Acropole, on peut ainsi entendre encore bruire la ferveur des jeux, tonitruer l’éloquence des tribuns, résonner prières et péans.  Mais il existe d’autres vestiges, moins directement visibles sans doute mais non moins édifiants : ce sont toutes les marques dont sont empreintes les langues européennes. Ces traces donnent une épaisseur à notre langue et forgent pour partie notre pensée contemporaine.

Chers élèves, c’est aujourd’hui à vous qu’il revient de poser vos pas dans ceux des Anciens. Alors prenez la plume pour bâtir sur les vestiges antiques des monuments de mots, jouez avec l’épaisseur sémantique de la langue pour, à votre tour, laisser une trace.

Sursum corda ! Ἀγαθῇ τύχῃ !


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